SCENA Jazz

Tuesday, July 5, 2011

Yaron Herman Trio, une classe à part

par Julie Berardino.

Définitivement d'un monde à part, Yaron Herman a hier soir intrigué et l'auditoire comblé et fort expressif de l'Astral. Sa présence sur scène étonne, tranche : l'infinie sensibilité et expressivité de sa musique transparait fortement dans son langage corporel. Constamment en mouvement, Herman se lève lors de certains passages énergiques, fait danser ses bras au gré des dynamiques et des couleurs qu'il insuffle à sa musique. Il prépare doucement son piano et en frappe directement les cordes avec un naturel, une célérité et un contrôle fou. Il fascine, s'attache ses spectateurs.

Rarement perçoit-on autant l'amour d'un artiste pour son instrument : le son qu'il en tire est hautement organique, d'une délicatesse recherchée dans les passages méditatifs et d'une grande maîtrise dans les passages virtuoses. L'artiste n'en a que pour son instrument, ne le quitte point des yeux, tout en maintenant une cohésion fantastique avec le reste de son trio, le batteur Gerald Cleaver et le bassiste Matt Brewer. On note la prédilection de Herman pour les motifs mélodiques répétés, sur lesquels des notes bleues apparaissent comme une brise ainsi que son intérêt marqué pour les aigus du piano qu'il accompagne allègrement lui-même de passages au Glockenspiel.

Expert en métissage, son trio nous a fait des découvrir les splendeurs de la musique israélienne, l'inventivité de ses compositions et même la richesse du matériel mélodique de pièces pop, dont même du Nirvana, véritables chefs-d'œuvre sous ses doigts. On surveille de près son prochain passage dans la métropole !

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